Les polémiques internationales concernent les conditions de travail dans de nombreux ateliers textiles ont fini par se faire l’industrie du textile et ont remis à l’ordre du jour les enjeux sur les conditions sociales de fabrication des vêtements.

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Le véritable coût de vos vêtements

A mesure que l’opinion publique s’empare de la controverse à propos de la persécution des Ouighours en Chine, des enquêtes et des rapports sont réalisés sur les camps d’internement dans lesquelles ces derniers sont vraisemblablement. Dans un rapport détaillé, l’Institut australien de stratégie politique (ASPI) affirme que la Chine a transféré une dizaine de milliers d’Ouighours vers des usines sous-traitantes au moins 80 des plus grandes marques mondiales. Parmi ces entreprises, de nombres entreprises de mode et de textile ont été aimés.

« Des usines recourent au travail forcé des Ouïghours dans le cadre d’un mécanisme de transfert encadré par l’État (chinois), ce qui entache des chaînes de production à l’échelle mondiale »

Déclaration l’ASPI dans son rapport. En effet, l’usage du travail forcé constituant une violation des normes internationales du travail et est par conséquence illégale. A l’heure actuelle, les marques épinglées condamnent ces actes et déclarent respecter les droits du travail.

En parallèle, une flambée des cas de coronavirus parmi les ateliers textiles de Leicester a braqué les porteurs sur les pratiques dans ces usines. Selon l’association Labour behind the label qui milite pour les droits des salariés dans les usines textiles, ces sous-traitants de marques de ventes en ligne ont tourné à plein régime pendant le confinement. Jusqu’à 10 000 euros sont employés dans des usines de textile à Leicester où ils sont sous-payés (environ 2 livres sterling de l’heure, soit 2,20 euros) et contraints à travailler durant la pandémie du Covide-19 sans respecter les règles d’hygiène ou de distanciation sociale.

machine à coudre et t shirt sur lequel est imprimé "wanted, have you seen this paycheck" (recherché, avez-vous vu ce chèque de paie)

Ces deux récentes controverses sur les conditions sociales de fabrication des vêtements d’une partie, de la faiblesse de la règle internationale concernant le droit du travail, et d’autre part, de la méconnaissance des grands groupes de textile des méthodes de travail de leurs fournisseurs de produits. Elles nous ont donné à réfléchir sur le devoir de vigilance et de traçabilité ne font pas faire la preuve envers leurs chaînes de production.

Le manque d'information au cœur du problème

En raison de la fragmentation de la chaîne d’approvisionnement et de la globalisation des fournisseurs, il est difficile pour les marques d’avoir entre leurs mains les informations complètes sur les conditions sociales dans lesquelles leurs vêtements ont été fabriqués et cela entraîne des dysfonctionnements comme en témoignent les deux précédentes controverses. Or, les conditions de travail sont au cœur des préoccupations des clients. En effet, une étude menée par la chaire Institut Français de la Mode / Première Vision révélait en septembre 2019 que les conditions de travail sont, pour les consommateurs internationaux, le troisième critère de durabilité des produits d'habillement. Ce point est le premier cité pour 17,2 % des consommateurs français interrogés.

C’est pourquoi, il est de plus en plus impératif pour les marques de faire preuve de vigilance et de s’assurer de connaître le parcours de leurs vêtements. Elles ont besoin d’aide pour leur traçabilité et c’est à ce moment-là que ViJi intervient pour leur prêter main forte en rendant l’accès à ces informations plus facile. Ainsi, le rôle de ViJi est de collecter auprès de l’ensemble des acteurs des chaînes de production des données sur les conditions de fabrication de chacun de leurs vêtements. Ensuite, ViJi s’occupe d’authentifier et de structurer ces données de traçabilité et de les diffuser par article. Enfin, ViJi a la capacité de communiquer des informations sur la véritable histoire des vêtements aux marques, fournisseurs et aux consommateurs, dans une démarche de totale transparence.

Quelques clés pour améliorer la traçabilité des articles

Tout d’abord, les partenaires fabricants des marques doivent faire l’objet de vérifications locales annuelles dans le but de s’assurer qu’ils respectent les normes. Ce rôle peut être rempli par différents acteurs tels que les audits sociaux ou les labels qui envoient des équipes sur le terrain afin de vérifier si les salariés sont payés correctement. C’est également le travail des associations et des ONG présentes sur les zones à risque.

Les entreprises doivent aussi privilégier l’achat à façon (acheter la matière et confier le travail à des usines de textile) et non à produit fini (acheter à la dernière étape de confection). La plupart des grands groupes achètent à produit fini et n’ont pas toute la lisibilité sur les étapes précédentes alors que la conception en compte souvent entre 7 et 12, de la production du coton à la teinture ou la filature.

Enfin, les grands groupes de textile peuvent imposer dans les conditions générales de vente entre les marques et les fournisseurs l’interdiction de certaines zones d’approvisionnement qui peuvent être à risque.

Si vous souhaitez connaître les conditions sociales de fabrication d’un article proposé par l’une de nos marques adhérentes, n’hésitez pas à télécharger l’application.

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De la conception à la mise sur le marché, chaque produit a sa propre histoire. L’objectif de ViJi est de retracer ce cycle afin de remplir deux objectifs : accompagner les marques dans leur démarche de transparence et de traçabilité, et donner des éléments de décision éthiques aux consommateurs grâc…
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De la conception à la mise sur le marché, chaque produit a sa propre histoire. L’objectif de ViJi est de retracer ce cycle afin de remplir deux objectifs : accompagner les marques dans leur démarche de transparence et de traçabilité, et donner des éléments de décision éthiques aux consommateurs grâc…

Rédaction : Sirandou Dia


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Sources :

https://fr.fashionnetwork.com/news/Chine-de-grandes-marques-liees-au-travail-force-des-ouighours-,1192515.html

https://www.challenges.fr/economie/de-grandes-marques-liees-au-travail-force-des-ouighours-en-chine-selon-une-ong_701180

https://www.huffingtonpost.fr/entry/10000-esclaves-dans-des-ateliers-textiles-en-angleterre_fr_5f0ce5c6c5b648c301ee7531

https://www.francetvinfo.fr/monde/royaume-uni/angleterre-des-milliers-d-esclaves-dans-des-ateliers-textiles_4052205.html

https://www.thegoodgoods.fr/tgg-news/generale/les-ouighours-en-chine-lecon-d-esclavagisme-moderne

https://fashionunited.fr/actualite/business/a-quand-une-tracabilite-dans-le-secteur-du-textile/2019082221616