Fini le gaspillage du textile ! Pourquoi brûler des invendus quand on peut tout simplement les donner à des associations ? C'est le problème que soulève Emmaüs, reprochant aux grandes enseignes de brûler leurs invendus pour protéger leur image. C'est pourquoi la destruction des produits invendus non alimentaires, tels que les vêtements, l’électroménager, les produits d’hygiène ou de beauté, sera bientôt interdite en France.

Qu'en est-il des invendus aujourd'hui ?

Aujourd'hui, les marques se débarrassent de leurs invendus de plusieurs manières. D'abord, avant que leurs produits ne soient réellement considérés comme des invendus, elles les soldent. Les marques de luxe sont cependant bien plus réticentes concernant les soldes, refusant de dévaloriser leurs produits.

Si les soldes n'ont pas suffit, plusieurs solutions s'offrent aux marques. Certaines marques donnent leurs invendus à des associations, d'autres les envoient dans des pays pauvres, comme la Côte d'Ivoire, le Sénégal, ou encore le Kenya. Elles vendent leurs produits dans des marchés de seconde main, faisant alors concurrence aux marché locaux et à l'artisanat local. Certaines marques vont plus loin en détruisant leurs stocks d'invendus, brûlant ainsi des tonnes de produits textiles en parfait état.

Heureusement, certaines marques, conscientes du problème, n'ont pas attendu le projet de loi pour s'engager dans des démarches de slow fashion, en limitant le nombre de références dans leurs catalogues, ou en utilisant le système d'économie circulaire (voir plus bas).

Comment cette loi va-t-elle faire évoluer les chose

Interdire la destruction des invendus va contraindre les marques à revoir leurs stocks. Qui dit invendus dit surproduction, et pourquoi produire quand ces produits finiront par être détruits sans même être portés ? Pour ne pas se retrouver avec des quantités considérables d'invendus, les marques vont devoir moins produire, et cela va permettre d'économiser des ressources. Qui dit moins de production dit moins d'utilisation de produits chimiques, de ressources en général, et de transport de marchandises. Tout le monde y gagne, les marques, comme les usines, comme les consommateurs, autant d'un point de vue économique que écologique. De plus, les invendus restant seront donnés à des associations, et les produits seront ainsi tout autant rentabilisés.

Cette  nouvelle loi devrait aussi rediriger les marques vers une économie circulaire, processus permettant de recycler les stocks d'invendu.

Schéma réalisé par l'ADEME

Enfin, la production devra beaucoup plus s'adapter au besoin du consommateur. Si les consommateurs adoptent une démarche responsable en achetant moins et de meilleure qualité, les marques devront s'adapter, et cette conduite aura un impact bien plus positif qu'il ne l'est actuellement.

Alors commençons dès maintenant, en faisant plus attention à nos achats ! Et pour en savoir plus sur les vêtements que vous achetez, scannez les avec l'application ViJi !

En savoir plus sur la loi sur les invendus --> www.lefigaro.fr/conso/gaspillage-les-invendus-non-alimentaires-ne-pourront-plus-etre-detruits-20190604